Alors là, t’es pas prêt. En tout cas moi je ne l’étais pas.
Je t’explique. J’étais en vacances au Pays Basque — ambiance grosses vagues, balades en famille, air pur et un petit vent d’inspiration venant tout droit de Dieu lui-même qui me soufflait des idées de ouf pour ce blog (merci Papa !!). Je suis du genre à demander : “Seigneur, dis-moi comment toucher les cœurs avec authenticité (et un peu d’humour, stp).”
Je suis donc dans la voiture, en bonne co-pilote pour mon Doudou, contemplative, regard dans le vide, et là… je tombe sur un panneau. Pas un panneau genre « village typique » ou « fromagerie artisanale ». Non. Un panneau directionnel, bien propre :
“Dorcel, créateur de plaisir.”

Tu connais ce moment où ton cerveau fait une recherche Google sans prévenir ? Moi : « Dorcel Dorcel… c’est pas des sextoys ce truc-là ? »
Eh bah non, ma sœur, mon frère. Ce n’est pas ça.
“Merci ChatGPT (mais vraiment merci 😭)”
Évidemment, mon réflexe c’est de demander à mon pote ChatGPT (ouais je suis ce genre de personne, sorry). Je voulais pas faire une recherche Google parce que je savais où il allait m’emmener (par pitié ne tente paaaas !!). Et là je lis, bien tranquillement :
“Dorcel est une entreprise française spécialisée dans la production et la distribution de contenus pour adultes.”
J’apprends donc que Marc Dorcel, c’est le Spielberg de la pornographie à la française.
Ah bah bravo la France, on n’a pas inventé que la baguette hein.
Et puis je continue à lire. Le mec a monté un vrai business. Des films, des plateformes, des chaînes. Et là, la cerise sur le gâteau, à la fin de sa présentation :
“Vous pourriez aimer ce podcast : ‘Marc Dorcel, la réussite de l’entrepreneur du porno.’”
😫🤦🏽♀️ Seigneur Jésus tout-puissant. J’ai failli écraser une brebis.
Le porno, un marché juteux (sans mauvais jeu de mots… enfin si, un peu)
On va pas se mentir : ce gars-là a vu le filon et il l’a creusé jusqu’à la moelle. Le porno, aujourd’hui, c’est partout. Accessible en 3 clics, gratuit, viral, banal.
Et ce n’est pas qu’une histoire de gros pervers dans des coins sombres d’internet. C’est monsieur-tout-le-monde. Madame aussi. Le chrétien bien propre, la chrétienne engagée. C’est dans nos poches, dans nos poings levés pendant la louange, dans les silences gênés quand le pasteur parle de “pureté sexuelle”.
Mais bon, facile de pointer du doigt le méchant Dorcel et toute la clique. C’est sa faute, c’est la faute de ceux qui tournent les vidéos, de ceux qui les diffusent, de ceux qui les regardent.
Mais si on arrêtait deux secondes de lancer des pierres… et qu’on se demandait :
Et si ce n’était pas le porno, le vrai problème ?
Et si c’était juste… un symptôme ?
Ce que tu cherches n’est pas ce que tu penses
Parce que ouais, c’est choquant. C’est malsain. C’est destructeur. On est d’accord. Mais pose-toi la question :
Pourquoi quelqu’un regarde du porno ?
Pas “pour se faire plaisir”, ça c’est ce qu’on dit vite fait. Mais en vrai. Derrière l’écran. Derrière le clic.
Est-ce que ce serait pas une tentative (maladroite, toxique, mais réelle) de combler un manque ? D’oublier une solitude ? De fuir une blessure ? De chercher un contrôle ? Une émotion ? Une chaleur qu’on n’ose plus demander dans le réel ?
Et là, ça devient plus dérangeant. Parce que ce n’est plus les autres le problème. C’est nous. Et notre besoin d’être aimé, touché, désiré… sans le risque de la vraie relation.
Le plaisir ne se fabrique pas, il se reçoit
Et c’est là qu’il faut qu’on remette les pendules à l’heure, les points sur les i, et les barres sur les t.
Dorcel n’a pas créé le plaisir, comme il le prétend dans son slogan.
Le plaisir sexuel n’est pas un produit qu’on peut vendre en streaming ou encapsuler dans une scène bien éclairée. Le réel plaisir, le vrai, c’est celui qui touche l’âme autant que le corps, et c’est Dieu qui l’a inventé.
Et Il ne l’a pas placé au hasard. Il l’a pensé dans un cadre de confiance, d’amour, d’alliance, de respect mutuel. Pas dans l’exploitation d’un fantasme, ni dans la surstimulation visuelle.
“Tu me fais connaître le sentier de la vie : il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite.”
— Psaume 16:11
Ce que Dorcel vend, c’est une contrefaçon. Une version corrompue d’un trésor sacré. Une imitation brillante, qui finit par ternir de l’intérieur.
Alors, “créateur de plaisir” ?
Non. Juste créateur d’addiction. D’insatisfaction. De confusion. D’un piège.
Parce que le plaisir qui détruit ton âme n’en est pas un. Et l’excitation sans amour, sans vérité, sans paix, c’est juste une illusion qui te vide.
“Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance.”
— Jean 10:10
Choisis l’original, pas la copie
Si tu cherches le vrai plaisir, tourne-toi vers Celui qui l’a créé.
Pas pour te frustrer ou t’enfermer, mais pour t’offrir quelque chose de plus grand, plus doux, plus libre que tout ce que Dorcel (et consort) pourra jamais produire.
Dieu ne veut pas t’en priver. Il veut t’en préserver.
Alors non, Marc. Tu n’es pas le créateur de plaisir.
Le Créateur, c’est Dieu.
Et Son plan pour le plaisir, c’est la liberté.