Je veux être une bonne amie chrétienne

Prendre des nouvelles, un acte chrétien qu’on oublie trop souvent

Si y a bien une phrase que j’aime dire, c’est : « je suis une mauvaise amie. » Ça fait un peu phrase dramatique à balancer en rigolant… mais faut que je sois honnête, y a du vrai derrière.

Avec le recul, je réalise que j’ai longtemps adopté un comportement social qui ressemblait plus à une stratégie de survie qu’à un réel amour fraternel. Une posture de protection. Du genre : « Je donne ce qu’on me donne. » Si t’es là, je suis là. Si tu me ghostes, je disparais aussi. Et si tu ne donnes pas de nouvelles, bahh… moi non plus. Fierté silencieuse, distance déguisée en indifférence, et surtout une belle excuse pour ne rien faire : « Moi, je force pas. »

Sauf que.
C’est pas chrétien de dire ça.

eh ouais ma belle !

Une stratégie qui n’a rien d’amour

La vérité ? Ce n’est pas juste de la maladresse ou du désintérêt : c’est une démarche qui ne reflète pas Jésus. Parce que dans cette logique, j’attends que l’autre « mérite » mon attention. Je mesure l’amitié à la réciprocité. Et j’en oublie complètement la grâce.

Je pensais que c’était une manière saine de me préserver. Mais en vrai, c’était une manière déguisée de me protéger de l’attachement, de la déception… et même parfois du vrai amour. Résultat : je suis devenue une amie en mode « réaction » et pas « initiative ».

Et pourtant, l’amour d’un chrétien ne doit pas fonctionner pas comme ça.

Jésus a toujours fait le premier pas

Regarde Jésus. Il n’a pas attendu qu’on vienne vers Lui. Il a quitté le ciel pour venir vers nous. Il nous a aimés le premier (1 Jean 4:19). Jésus a tendu la main alors qu’on ne pensait même pas à Lui. Il a pris l’initiative, encore et encore. Et moi, je prétends Le suivre, mais j’attends que mes copines « méritent » que je m’inquiète pour elles ? Que je leur écrive ? Que je les appelle ?

Non. Ce n’est pas chrétien.

Prendre des nouvelles, c’est spirituel

Ça peut paraître banal, mais prendre des nouvelles, c’est biblique:

  • C’est aimer.
  • C’est s’oublier un peu.
  • C’est penser à l’autre.
  • C’est ne pas attendre que quelqu’un tombe à genoux en mode SOS pour lui tendre la main.
  • C’est ressembler à Jésus dans des gestes simples.

Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.
— Philippiens 2:4

On veut parfois des grandes missions, des vocations de feu, des appels visibles. Mais parfois Dieu te demande juste… d’envoyer un message. De sortir de ta bulle. D’aimer avec ton téléphone. (au lieu de scroller…)

Aujourd’hui je choisis d’être une amie chrétienne proactive

Je veux apprendre à aimer sans compter. À donner sans calculer. À tendre la main, même quand l’autre semble absent. Parce que je ne sais pas ce qu’il ou elle traverse. Et même si c’est juste un oubli ou une saison, ça ne doit pas dicter mon amour.

Si Dieu a pu m’aimer alors que je L’ignorais, je peux bien faire un effort pour aimer mes amis, même quand ils ne me « méritent » pas (sachant que moi-même, je suis loin d’être une amie parfaite).

D’ailleurs, on est tous des « mauvais amis » parfois.

Mais Jésus nous transforme. Et l’amitié chrétienne, ce n’est pas une transaction. C’est une grâce en continu.

Tu veux aimer mieux ? Commence par prendre des nouvelles !

Même un petit « Coucou, ça va ? » peut changer une saison pour quelqu’un.

Et si la personne ne répond pas ?
T’as quand même semé l’amour.
Et ça, c’est chrétien.

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